La fatigue peut être physique, psychique ou émotionnelle. Elle peut aussi s’accompagner d’un besoin permanent d’activité, d’une difficulté à ralentir ou d’une culpabilité au repos.
Lorsque l’hyperactivité devient une manière de tenir à distance certaines tensions, il peut être utile d’explorer ce qui se joue derrière cette impossibilité de s’arrêter.
Certaines personnes travaillent beaucoup, multiplient les activités ou cherchent continuellement quelque chose à faire parce que l’arrêt est difficile à supporter.
La question peut alors devenir : « Pourquoi ai-je autant de mal à me poser alors que je suis épuisé ? »
La psychanalyse permet d’explorer le rapport au repos, à l’activité, à la solitude et à ce qui peut surgir lorsque l’on cesse d’être occupé.
S'arrêter peut sembler simple en théorie et devenir très difficile dans la réalité. Même lorsqu'elles sont épuisées, certaines personnes ressentent le besoin de trouver quelque chose à faire.
Elles peuvent éprouver de la culpabilité lorsqu'elles se reposent ou avoir l'impression de perdre leur temps.
Cette difficulté peut être liée à une exigence personnelle très forte, à la peur de ne pas être utile ou à une difficulté à être simplement présent sans avoir besoin de produire ou d'agir.
Explorer ce qui se passe intérieurement lorsque l'activité cesse peut permettre de comprendre pourquoi il est si difficile de ralentir.
L'épuisement et l'incapacité à ralentir peuvent sembler contradictoires. Pourtant, continuer à agir peut parfois constituer une manière de maintenir à distance une inquiétude ou une tension intérieure.
On peut alors se retrouver dans une situation paradoxale : plus on est fatigué, plus on ressent le besoin de faire ; plus on fait, plus on s'épuise.
Comprendre ce cercle permet de ne pas réduire la situation à une simple mauvaise organisation.
Un travail psychanalytique peut chercher à comprendre pourquoi l'arrêt est si difficile et ce que l'hyperactivité permet de maintenir à distance.
L’activité permanente peut être associée à une forte exigence envers soi-même, au besoin de performance, à la peur de perdre du temps ou à une difficulté à rester seul avec ses pensées.
Elle peut aussi, pour certaines personnes, constituer une manière de ne pas être confrontées à certaines préoccupations. Cette hypothèse ne peut toutefois pas être généralisée.
Le sens de cette activité doit être recherché dans la singularité de chaque sujet.
Certaines personnes éprouvent une culpabilité lorsqu’elles ne travaillent pas ou ne sont pas productives.
Le repos peut alors être associé à l’idée de perdre du temps, de ne pas être utile ou de ne pas répondre aux attentes.
Une démarche psychanalytique permet d’interroger le rapport au repos, à la performance, aux exigences et au regard des autres.
Les préoccupations permanentes et certaines tensions peuvent participer à une sensation d’épuisement. Une fatigue persistante peut cependant également avoir des causes médicales et mérite, lorsque cela est nécessaire, une évaluation de santé.
Lorsque la dimension psychique occupe une place importante, la psychanalyse peut permettre d’explorer les tensions qui traversent le quotidien et les exigences auxquelles la personne se soumet.
La consultation permet de questionner le rapport au travail, à la réussite, au repos et aux limites.
Pourquoi faut-il toujours faire quelque chose ? Que se passe-t-il lorsque l’on ne répond plus aux attentes ? Pourquoi est-il difficile d’accepter ses propres limites ?
Ces questions peuvent ouvrir un travail analytique autour de ce qui se joue derrière le besoin constant d’activité.
En tant que psychanalyste à Lyon, je propose des consultations en cabinet et en téléconsultation pour explorer ce rapport singulier à l’activité, au repos, au travail et aux exigences personnelles.
Si vous souhaitez engager ce travail, vous pouvez prendre rendez-vous pour une première rencontre.
Fatigue chronique et hyperactivité : psychanalyse à Lyon ou en téléconsultation